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Le 3 ème Forum de Moyen Format aura lieu Les dimanche 17 juin et lundi 18 juin 2007 Dans les jardins du Musées Albert - Kahn Invitations à télécharger sur le site : piktus.fr
Voici de nouveau Le Studio sous le soleil ! La terrasse a beaucoup de succès Voici quelques images pleines de bonne humeur...
D'abord il y eut un son. Un sifflement flotta dans l'air. La lumière se fit plus vive. Puis un bruit. Un grand fracas retentit. Le ciel se brisa. Les océans se retirèrent . Le paysage changea. D'entre les rochers, une terre encore gorgée d'eau laissa apparaître une végétation bientôt abondante. Bien des animaux avaient survécu, d'autres allaient bientôt se développer.
Nous pouvons voir en ce moment au Studio les magnifiques images de Philippe Fussien représentant les temples d'Angkor, à Phnom Phen (Cambodge). Il émane de ces photographies une beauté et une sérénité qui invitent à la méditation. Le photographe parvient à nous transmettre une belle émotion grâce aux couleurs légèrement passées, et à l'absence de personnages. Il faut imaginer ces lieux bondés de touristes, et les longs moments d'attente afin de découvrir les temples dans leur unité.
Une écriture ÇƒÏ monde. Chacun(e) a quelque chose à dire, même le solitaire noyé dans son silence, même l'aliéné que la raison abandonne, même l'enfant tapi dans ses rêves ; a plus forte raison ceux qui écrivent, peignent ou... politisent. Avoir à dire, oui. Mais quoi ? Et jusqu'où ? Le désir de s'exprimer est bien dans la nature commune ; il ne devient un acte d'artiste que s'il est porté par une “ écriture ” propre et si cette écriture ouvre les fenêtres d'un monde singulier. A l'évidence, son “ Nikon ” en main, Sophie Badens porte une écriture ÇƒÏ monde. Les corps et les regards, dans un rapt à la fois tendre et sophistiqué, des corps qui se cherchent ou se disent, des regards qui se croisent ou se perdent. Du donné et du pris, voire du volé, au croisement subtil de la force d'un étrange vert, et de l'abandon intime et feutré d'un presque mauve, ou peut-être violet. Et des respirations profondes, celles de l'amitié, du partage, de la maternité ronde et généreuse ou de l'échange lascif des visages en plan serré. La fascination qu'exercent les photos de Sophie Badens réside dans cette tension subtile entre l'extériorité du regard et l'intimité des aveux qui se défont sans le vouloir ; entre l'abandon et la pose, entre l'instant et la longue quête suspendue de soi ou de l'autre. Le monde de Sophie Badens n'est pas clos sur lui-même ou enfermé par les exigences insidieuses d'une technique ou d'une culture ; il est comme un regard tendre et soucieux derrière le rideau fragile des âmes, au-delà du miroir. Jean Pierre DELBOUYS
L'exposition LIMINALE trouve sa source dans “Le voyage d'Edgar Walpor” qui est un projet théâtral européen imaginé par La Lut, centre de recherche et production théâtrale de Sienne, et admis au financement par la Commission européenne dans le cadre du programme “ Culture 2000 ”. Le projet est né dans le but de réunir trois jeunes compagnies théâtrales européennes: une italienne, une polonaise et une française, autour du théme “liminalité et théâtre”, en relation avec l'oeuvre et la mémoire de trois auteurs importants des pays respectifs: P.P. Pasolini, S.I. Witkiewicz, J. Genet. L'objectif commun des compagnies a été la réalisation d'un évènement composé de trois spectacles théâtraux dans sept villes européennes : Montalcino, Cracovie, Wroclav, Prato, Rome, Sienne, Paris. Pour ma part, j'ai été séduite en tant que photographe, par cette démarche artistique, aussi bien que par l'idée d'une réflexion possible sur le concept de “liminalité”. En effet, j'ai été intéressée par le fait de traduire en image cette idée de liminalité qui ouvre une réflexion sur les concepts de confins, de limites, de seuils, de frontières. Liminale est la dimension de la pratique théâtrale qui, dans le “non-lieu” de la scène, crée un rite mettant en jeu d'autres lignes de démarcation entre réalité et représentation, présence et absence, texte et geste. J'ai rassemblé des photographies de scène, lieu par essence du “faux” et des images de vie, considérées, elles, comme “vraies”, pour montrer que ce seuil entre “non-réel” et “réel” n`est pas aussi marqué que l'on pourrait le penser. Liminale est, pour moi, l'identité de l'artiste qui dépasse, avec la pratique créative, la limite entre le quotidien et ce qu'il y a en lui d'extraordinaire. Dans une période où domine la dimension de l'identique, cette démarche permet de suivre notre besoin actuel de diversité et en particulier un désir de voir la réalité libérée des règles de communication globales. Giovanna Aresu Photographe
Photographe de mode et de pub depuis 2 ans, Cindy a développé, en parallèle, le travail personnel présenté ici. Il lui a permis de conjuguer technique photographique et dessin, de raconter des micro-histoires, inspirées de sa vision du monde. Ainsi se dessine un univers bis et fantasmé où des personnages communiquent à leur façon au moyen de plugs, assument ou non leur solitude, se rassemblent en gang, se nourrissent de placebos émotionnels contenu dans des bags, s'ennuient, s'aiment, amorcent des rencontres... Voici certaines des images exposées au Studio du 15 Septembre au 15 Décembre 2005.
Voici un petit reportage Vidéo réalisé pendant le vernissage de la dernière exposition de Roberto Badin, au Studio, le 20 Septembre dernier. Roberto nous explique pourquoi et comment il a réalisé ce travail.
Je me souviens encore de ma première prise de vue au Studio, c'était sur le plateau 5 (complètement différent de la version actuelle), c'était en 91 ou 92, mais ce n'était pas la première fois que je venais là. Car j'ai connu le Studio en 89, lorsque j'assistais un autre photographe brésilien. J'étais accueilli avec beaucoup de chaleur au sein d'une famille et tout naturellement je pense et je penserai toujours venir réaliser mes images ici. Un jour j'apprends par Patricia que le Studio est menacé d'expulsion, cela m'a fait un choc un peu comme en 98 quand on a perdu la finale de la coupe du monde. Tout s'arrête, le temps n'a pas de son, une tristesse s'installe.Mais je me suis dit que le match n'était pas fini et qu'il fallait faire quelquechose. Voilà pourquoi en avril dernier, lorsque je passais 2 semaines en prises de vues sur le même plateau 5, j'ai eu envie de proposer à Florence de témoigner de cette émotion ressentie au long des années. Le projet était simple, muni de ma folding 4x5, je cherchais à capter des morceaux du Studio . Aucune lumière n'est apportée , rien n'est déplacé, tout était là, comme ça, je n'ai fait que regarder et apprivoiser l'instant, tel qu'on peut l'apercevoir tous les jours, mais que souvent on ne se donne pas le temps de le faire. C'est un lieu d'image, mais on ne le regarde pas . Aujourd'hui reste pour moi le sentiment d'avoir fais un pas vers la continuation d'un lieu qui m'a procuré beaucoup d'émotion. Et qui sait, me donnera encore la possibilité de réaliser beaucoup d'images.
Philippe FUSSIEN nous a caché pendant longtemps son talent de photographe et c'est avec beaucoup d'esprit de “ Famille ” que nous avons accueillis ses images plus que belles sur les murs du studio et ce sera jusqu'au 4 août. Merci Philippe.

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