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Le Blog Rouchon est allé interviewer Suzanne Astre, une grande dame de la photographie parisienne, que beaucoup ont deja croisé dans son studio rue Saint Dominique mais dont peu connaissent vraiment l'histoire. Elle nous livre là le récit de sa vie au milieu de la mode et de la publicité, les débuts de son mari Louis-René Astre, les différentes étapes de sa carrière, et la continuité du Studio Astre après sa mort. Les couples Astre et Rouchon étaient contemporains, et se croisaient souvent chez les couturiers à l'époque où les prises de vues se faisaient chez ceux-ci, ou encore dans quelques soirées mondaines (même si mon grand-père, Jacques Rouchon n'était pas un grand amateur de mondanités...). Ce sont 2 noms importants pour la photographie parisienne, dont les parcours, bien que différents, ont des similitudes. Deux des plus prestigieux studios de photographie parisiens portent aujourd'hui encore leurs noms, pourvu que cela dure...
Voici quelques photos de Jacques Rouchon en coulisses. Photos prises par son premier assistant de l'époque, Kamran Adle, durant un shooting pour le magazine Italien Grazia pendant l'été 1967.
C'est quelquepart grâce à cet homme que le 36 de la rue du fer à moulin abrite aujourd'hui LE STUDIO ROUCHON... Il était à l'origine du projet des Studios Associés, qu'il a fondé avec Henri Mardyks et Jacques Rouchon. C'est lui qui a trouvé ce local, presque par hasard. Il nous raconte là brièvement les débuts de son histoire et de son parcours de photographe de nature morte, sa rencontre avec Jacques, et l'aventure des Studios Associés. Notre histoire fait un petit peu partie de la sienne, et vice-versa...
J'ai toujours su qui était mon grand-père, le père de mon père, celui qui était pour moi le premier Rouchon. Je l'ai toujours su, mais ce n'était qu'une légende... Aujourd'hui j'ai décidé de me lancer à la recherche de son histoire, de son parcours, de sa personnalité, pour mieux comprendre qui je suis, qui nous sommes, nous, les Rouchon... Pour moi mon grand-père avait été l'un des premiers photographes de mode professionnels d'après-guerre, et avait su profiter de cet avantage de précurseur pour monter un grand studio, repris par mon père et mon oncle à sa mort au début des années 80, point à la ligne. Je savais qu'il existait des archives perdues quelque part, mais ce n'était pas un sujet très prisé dans les réunions de famille, on n'en parlait pas, sans que cela ne soit défendu. C'était sans doute encore trop tôt.. Finalement c'est lorsqu'il a fallu imaginer quitter ce lieu qui semblait nous appartenir que la question de l'héritage culturel de Jacques Rouchon a commencé à émerger, à la fois comme moyen de légitimer notre présence dans les lieux, mais aussi comme un travail de mémoire qui se devait d'être fait, et qui avait trop longtemps été évité. Les archives ont fini par être exhumées, révélant des trésors oubliés ou inconnus, presque 35 ans de mode, de publicité, de reportages, de vie de famille... Un extraordinaire voyage à travers les décennies, qui témoigne aussi bien des évolutions des styles que des techniques, des coiffures ou des physionomies. Ce travail est toujours en cours, et risque de prendre un certain temps vu l'ampleur de la tâche. Mais un jour, ces archives seront rendues publiques. Etant plus vidéaste que photographe, j'ai décidé de me lancer dans le recueil de témoignages autour de la vie et la carrière de mon grand-père, à commencer par sa femme, ma grand-mère Françoise qui était à ses côtés durant toutes ces années. J'ai très récemment interviewé Jean-Claude Dewolf, rencontré par hasard à une exposition de François Delebecque (lui même ancien assistant de mon grand-père), celui-ci m'a raconté leur rencontre et la création de ce lieu qu'on appelle aujourd'hui Studio Rouchon, mais qui s'appelait à l'époque 'Les Studios Associés'. Je vous ferai partager très vite cette interview qui a été pour moi très émouvante. J'ai prévu de continuer de façon régulière ce parcours au travers d'interviews de gens qui ont cotoyé mon grand-père et le microcosme de la photo professionnelle dans les années 40 à 80, et pourquoi pas un jour de travailler sur un documentaire plus ambitieux, qui n'a à mon sens jamais été produit... Je suis donc à la recherche de temoignages de personnes ayant vécu ces époques et ayant l'envie de partager leurs souvenirs. N'hésitez pas à me contacter en ajoutant un commentaire un bas de cet article. Merci d'avance
Jacques et Françoise Rouchon se sont rencontrés pendant l'occupation, et ne se sont plus quittés jusqu'à la mort de Jacques le 15 avril 1981. Françoise a toujours été aux cotés de son mari et a suivi l'évolution du métier de photographe à travers les décennies. Elle nous livre là quelques souvenirs des débuts de la grande carrière de Jacques, de la fin de la guerre aux débuts des années 50. Ceci n'est qu'un avant-goût...
Henri Mardyks, Jacques Rouchon et Jean-Claude Dewolf célébrant leur association en 1972 lors de la création du Studio au 36 rue du fer à Moulin.
Jacques ROUCHON (1923-1981) Le fondateur éponyme du studio ROUCHON a fait ses premières images à la fin de la seconde guerre mondiale. Sa carrière aujourd'hui encore méconnue connaît de multiples aspects dont le blog vous propose quelques exemples, pour le plaisir et pour la fidélité aux origines.
En 1973, Jacques Rouchon, Henry Mardycks et Jean-Claude Dewolf s'unissent pour transformer un vieil entrepôt de la rue du fer à moulin en grand complexe dédié à la photographie. Les Studios Associés s'apprêtent à naître... Le local étant dans un très mauvais état, utilisé comme entrepôt d'épices jusqu'à la fin des années 60, Jacques Rouchon, mon grand-père, avait dû vendre son studio de la rue de Marignan (8e arrdt) pour financer les travaux d'aménagement du local. Plus de 30 années de travaux ont été nécessaires pour en faire ce lieu mythique de la photographie professionnelle. On peut ceci-dit toujours voir quelques détails inchangés depuis toutes ces années, comme certains murs ou la cage d'escalier, mais surtout cette très reconnaissable structure Eiffel qui témoignent de l'ancienneté du bâtiment.
Sur cette gravure du début du XXe siècle, nous pouvons reconnaitre, à droite au deuxième plan, le mur du fond du Studio, et la verrière du plateau 6, au pied de la Bièvre. Le batiment au premier plan à droite est une tannerie, qui était une des activités principales sur les bords de la Bièvre. On peut apercevoir le sechoir un peu plus haut, avec toutes les peaux étendues.
Chaque année durant le mois d'août nous procédons à des travaux de rénovation du Studio. Voici quelques images qui rappelleront des souvenirs à certains. Merci à tous pour votre participation.

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